11 novembre 2007
Par Chef d'unité "1ere Mazé" le mercredi 24 octobre 2007, 00:05 - Activités - Lien permanent
Le maire, monsieur Christophe POT, convie l'ensemble des associations et habitants de Mazé à la 89e cérémonie commémorative du 11 novembre.
- Rendez-vous 11h45 à la mairie. à 11h50 Manifestation du souvenir avec l'orchestre; dépot de gerbes; plantation de l'arbre de la paix; distribution de brioches. Un vin d'honneur est servi à l'issue.
- Le scoutisme a été très présent en 1914/1918. Si quelques chefs scouts étaient dans les tranchées, de nombreux scouts ont participé au réconfort des bléssées. Ce rôle n'est pas nécessairement très connu.
Ainsi on peut lire ici et là :
- "1914-1918 : première guerre mondiale. Le rêve de fraternité universelle de Baden-Powel s'écroule."
voir annexe en bas.
- Le scoutisme a parfois une image para-militaire, car à l'origine fondée par un militaire et l'association est très structurées avec une tenue. C'est oublier que tous les mouvements de jeunesses de l'époque avaient un tenue ou un uniforme, et que la mission première du scoutisme c'est que les jeunes soient des éclaireurs de Paix et non de guerre. Quelques mouvements donnent une image négative ou confuse du scoutisme et déforment les fondamentaux scouts (le mot scout n'est pas protégé par la loi, et ces associations font assez souvent du tord).
- Le scoutisme siège également à l'ONU et travaille est agrémenté par de nombreux organismes ONUsiens : UNICEF, UNESCO, Haut commissariat aux réfugiés (HCR), etc... De nombreuses missions sanitaires, de protection de l'environnement, d'aide au développement, etc ... sont menés à travers le monde.
- Pour plus d'information télécharger le dossier en pièce jointe.
Annexe histoire scoutisme en 1914-1918
++__Nos boy-scouts
Paru dans le Patriote républicain du 10 mars 1915 :__++
- ''Deux jeunes éclaireurs de France, Emile Prost, 16 ans, fils du commis du Centre au PLM., et Georges Reynal, 14 ans, fils du capitaine du 97e, blessé grièvement, cité à l’ordre du jour et décoré de la Légion d’honneur, partaient jeudi à destination du front. En compagnie des convoyeurs du 11e chasseurs, ils prenaient place dans un wagon à destination de Gérardmer, lorsqu’ils furent arrêtés. Leurs rêves s’écroulent.
Cependant, nos deux braves boy-scouts avaient trouvé le moyen de servir leur patrie. Ayant aperçu dans le wagon, sur le parcours Culoz – Lyon, un individu suspect, ils le surveillèrent et le signalèrent au capitaine de la gare de Lyon. C’était bel et bien un dangereux espion allemand.
Après avoir reçu les félicitations du chef de gare, les deux jeunes éclaireurs regagnèrent Chambéry.''

- 512 scouts circulaient en patrouille cycliste équipée d'un brancart.
Adressés par Monsieur VIDAL à l’occasion du 30ème Anniversaire de la 37e. En 1968, Monsieur VIDAL était agé de 83 ans.
- "En août 1914, la guerre vint brutalement tout bouleverser. Tous les Dirigeants scouts, officiers de réserve, sauf moi-même, furent mobilisés .... Avec les autres scouts, je fis apporter une aide à la Croix-Rouge, brancardiers dans les hôpitaux militaires et à l’Armée Anglaise des Indes, estafettes à ses débarquements à Marseille. Puis je fus moi-même mobilisé. Pendant ma campagne et après avoir été réformé de Verdun en 1916 ...."
ou bien encore un scout fusillé par les prussiens :
extrait de Chronique de la guerre.

''« Un officier prussien l'interrogea : Y a-t-il des Français par ici?
- — Je ne sais pas.
- — Le bois que traverse cette route est-il occupé?
- — Je ne sais pas.
- — Ce que tu sauras, en tout cas, mon garçon, c’est que si tu mens, tu seras fusillé! Allons, marche devant! »
Les casques à pointe s'engagèrent dans le défilé, en obligeant le petit bonhomme à les précéder.
Et voici que, soudain, des deux côtés de la route, la fusillade crépite. De toutes parts, les balles sifflent. Un, deux, trois Prussiens roulent dans la poussière. Le chef pousse un juron.
Il commande la retraite, mais il a pris le boy-scout par le col de sa blouse pour qu'il ne puisse s'échapper, et c'est maintenant la fuite en débandade, en se défilant dans les fossés, derrière les haies, derrière les arbres. On pousse l'enfant à coups de pied, à coups de poing.
Enfin, on atteint la plaine nue, où nulle embuscade n'est à craindre. On peut respirer un moment. Mais avant tout, il faut liquider le compte du petit.
« Approche, dit l'officier. Tu savais que des Français étaient cachés dans le bois.
- — Oui », répond simplement le jeune éclaireur de France.
Puis, d'un pas ferme, il se dirige vers un poteau télégraphique qui se dresse sur le bord du chemin. Il croise les bras, et face aux Allemands, avec un fier sourire, il attend.
Pas longtemps.
- « En joue! feu! » commande l'officier.
Et l'enfant tombe.''
Cette histoire est vraie, elle est contée, par un Bavarois qui en fut témoin, dans un volume de propagande répandu par l'autorité allemande sous le titre de Kriegskronik



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